Conception et gestion participatives dans le logement : par les femmes pour les femmes

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En guise d’examen final pour le cours Femmes dans les villes du programme MSSM, les étudiants devaient soumettre un billet de blog de 1 500 mots, partageant leurs  » propres observations sur la vie des femmes dans les contextes urbains et [leurs] réflexions sur ce qui pourrait être fait, le cas échéant, du point de vue de la conception, de l’ingénierie, des politiques publiques et/ou de la gestion, pour leur permettre de participer pleinement à la vie de la ville. »

 

Les étudiants ont été encouragés à réfléchir de manière critique et audacieuse, et à se concentrer sur une ou plusieurs villes, entreprises ou problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les femmes et les filles en milieu urbain, en utilisant des exemples concrets comme l’ habitat participatif et en incorporant des idées et des solutions issues des lectures, conférences et présentations invitées du trimestre. Les trois essais les plus forts seront partagés ici, afin de susciter d’autres conversations sur cette question : 

 

Comment une inclusion et un accès complets pour les filles et les femmes aideront-ils à rendre les espaces urbains plus habitables, navigables, justes et durables ?

 

Le post suivant est le projet final de Julia Bonnet, Femmes dans la ville dans le programme MSSM. Julia a exploré les lacunes des logements urbains à faible revenu, qui retombent particulièrement sur les femmes qui sont responsables du bien-être du ménage, et comment la conception et la gestion participatives sont essentielles pour créer des logements qui répondent aux besoins de la famille et donc des femmes.

 

Données ONU

 

Selon les données de l’ONU provenant de 16 pays à faible revenu, environ un tiers des personnes interrogées font partie de ménages dirigés par des femmes, et parmi les femmes interrogées, 43% ont déclaré apporter la plus grande contribution financière au ménage. Le logement public est également majoritairement féminin, les trois quarts des ménages de logement public étant dirigés par des femmes, selon Roberta Feldman dans « Participatory Design at the Grassroots (1999) »

 

Dans la rue

 

Pour les habitants des trottoirs et ceux des bidonvilles urbains informels, les femmes sont confrontées à des défis en matière d’assainissement, d’hygiène et de sécurité physique. Les besoins uniques des femmes en matière d’hygiène et d’assainissement dus à la menstruation, aux normes culturelles et à la violence sexiste rendent difficile le maintien de leur fragile  » dignité sexuelle « . Pourtant, les femmes n’ont pas un accès fiable et sûr à l’eau potable, aux installations de bain ou aux toilettes.

 

Le social dans tout ça ?

 

Un autre défi auquel sont confrontées certaines femmes vivant dans des communautés à faible revenu est le manque de structure et de soutien social. Ce problème est particulièrement aigu pour les femmes migrantes et les femmes des communautés déplacées de force. Les femmes migrantes, en particulier les plus jeunes, sont vulnérables sans le soutien et la protection de leur communauté. Les recherches approfondies et les écrits de Mindy Fullilove sur les déplacements forcés montrent que les communautés qui sont séparées et déplacées de force connaissent des taux plus élevés de traumatismes et de maladies psychologiques. Les structures sociales qui apportent un soutien, en particulier aux personnes à faible revenu, sont démantelées. Et les opportunités économiques des membres de la communauté sont également perturbées par le déménagement, selon « Root Shock : The Consequences of African American Dispossession » de Fullilove (2001). Ces trois impacts sont particulièrement problématiques pour les femmes. Les femmes sont souvent responsables du bien-être de la famille, y compris de leur santé. Les femmes dépendent du soutien de leurs collègues et de leur communauté pour la garde des enfants. Et avec un tiers des ménages dirigés par des femmes dans ces communautés, la perte ou la perturbation des opportunités économiques touche largement les femmes.

 

Compte tenu de ces défis sexués du logement urbain, comment pouvons-nous mieux concevoir et construire nos villes pour répondre aux besoins des femmes et des familles ? Les réponses spécifiques à cette question ne seront pas universelles, car elles dépendront de la culture et du contexte locaux. Toutefois, un principe devrait être appliqué dans tous les cas, afin de garantir que les logements répondent aux besoins de leurs habitants : la conception et la gestion participatives. Je vais fournir trois exemples qui démontrent l’efficacité de ce principe dans des contextes variés.

 

Exemple

 

Capucine Marcieux raconte l’histoire d’une ONG en Inde qui donne à la communauté les moyens de créer sa propre meilleure ville. Les résidents de Dharavi, un quartier informel de Mumbai, en Inde, ont construit leur propre ville générée par les utilisateurs au fil des ans, cependant de nombreuses ONG et le gouvernement ont essayé d’intervenir pour fournir de nouveaux services à la communauté ou pour expulser complètement les résidents. URBZ, une ONG travaillant dans la communauté de Dharavi, a créé une plateforme en ligne permettant aux habitants de Dharavi de partager et de discuter de la conception des services dans leur communauté, ce qui crée des données sur l’état actuel et les besoins de la communauté. Cela a contribué à des projets d’amélioration autogérés plutôt qu’à des interventions maladroites de haut en bas du gouvernement ou des ONG. 

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